Comment commencer cet article... tellement de tristesse. Les gens que j'ai perdu. Qui m'ont fait pleurer. Ce sera le sujet de ce texte. Sûrement un des plus durs à aborder pour moi, sûrement celui qui fait le plus rejaillir mes larmes.
Tout d'abord, le 27 Novembre, 7 ans... 7 ans que vous nous aurez quittés. Mes deux amours, mes cousins, ma chair. J'eus tant aimé pouvoir encore rire avec vous aujourd'hui. Vous avez animé ma tendre enfance pour en faire, par la suite, un cauchemar & une remise en question perpétuelle. Vous m'avez fait me poser des questions sur la vie, la fin de celle-ci, pourquoi on existait... des questions existentielles, à seulement 6 ans. Je perdais alors la notion de l'enfance, à cet-âge là. & C'est sûrement pour cela que j'essaye de me rattraper aujourd'hui. Si seulement vous étiez encore là, avec moi, à mes côtés, je pourrais vous écouter me raconter vos peines & vos rêves, me réchauffer dans vos bras, comme avant. Je pourrais à mon tour vous faire part de mes tourments & bonheurs, comme avant. Nous pourrions rire ou pleurer selon ce qui nous passait par l'esprit, comme avant. Nous aurions pu en vivre des bons moments, comme avant. Mais il est trop tard. Je vous aime. De tout mon c½ur. & J'espère que vous pensez à moi, là-haut. Que vous pouvez m'observer, me juger, me mener dans la bonne direction, me conseiller, me rassurer, me motiver, me donner envie de continuer ici, sur terre. Vous m'avez faire prendre conscience que l'on n'était pas éternels ici, qu'on s'en allait comme on était venu. Visite éphémère ou pas, on s'en va tous. Du jour au lendemain, on peut perdre les êtres les plus chers. Comme je vois toujours des chose positives même dans les moments critiques, je trouverai que vous m'avez appris quelque chose de très important. C'est tout. À plus tard... ♥
& Puis... Sonia, Éric. Je vous dédie ce texte, cet appel. Car vous, j'ai encore l'espoir de vous revoir. Vos petits yeux bridés ne ressemblent pas aux miens, vos cheveux d'ébène sont différents de mes cheveux d'or, mais les liens du sang sont plus forts que toutes les apparences. Je vais encore lancer des 'si seulement' à tout va, mais c'est nécessaire. C'est ce que je ressens. Je ressens en ces mots tous les moments perdus, à cause de cette femme. Comment peut-on bouleverser une famille de la sorte ? Vous étiez mon sang, & cette femme a brisé ces liens uniques. Mais je suis certaine que, lorsque nous nous retrouverons, nous pourrons nous remémorer tous ces moments passés, ou perdus. Mais surtout, en vivre de nouveau. & Rire du passé. Se rattraper. Je sais que je vous reverrai un jour ou l'autre, par le bon hasard ou par la force des choses. Je vous lance un appel désespéré, vous me manquez tant. Ryôkô, je te hais.